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Le kaddish d’une fille

Durant son année de deuil, Béatrice Strouf a dit le kaddish pour son père. Dans sa famille, la chose ne va pas de soi. Elle a travaillé la question et voilà le résultat de son enquête qu’elle nous fait partager à la mémoire de son père za"l.

Le Kaddish

Très présent dans la tradition hébraïque et dans la liturgie juive, le kaddish est l’une des prières les plus connues. Que comprend-on de ce texte, si intimement lié à l’histoire du peuple d’Israël ? À l’origine, dans cette prière, rien ne parle de la mort.
Kaddish, de l’hébreu קדיש (qaddish), signifie « sanctification ».
C’est une louange du nom de Dieu, constituée de passages de la Bible.
On y trouve des extraits des psaumes, des livres de Daniel et de Job.

Vieille de milliers d’années, cette prière est étroitement liée à l’histoire du peuple juif. Sa composition remonte probablement à l’époque du second Temple, lorsque la Judée était sous domination romaine.

Rédigé en araméen, le kaddish ponctue sous différentes formes et à plusieurs reprises, les offices quotidiens, ceux du shabbat et des jours de fêtes.
Il existe 4 types de kaddich dont celui des orphelins qui, comme tout kaddich requiert un minyan (quorum de 10 personnes).

Habitude a été prise, probablement depuis le Moyen-Age, de réciter le kaddich des orphelins en la mémoire d’un défunt, au cours de l’enterrement, de la période de deuil qui suit et du jour anniversaire de son décès.

Le kaddich, dit-on, participe à l’élévation de l’âme de la personne disparue, mais en le récitant l’endeuillé(e) exprime aussi sa piété familiale et sa filiation spirituelle. Il est en quelque sorte, le cadre d’expression pour la consolation lors de la disparition d’un proche…

Alors, nous allons tenter ensemble de répondre à 3 questions :

-  pourquoi est-ce à l’endeuillé/e de porter publiquement un message de consolation ?
-  en quoi cette glorification du Nom divin diffèrerait selon qu’on naît fille ou garçon ?
-  est-il possible que la Halakha puisse interdire à une fille d’honorer ses parents …tout comme le ferait un fils ?

Le Kaddish des filles endeuillées

Cette question controversée a été traitée par de nombreuses autorités religieuses depuis le XVIIe siècle et apparaît à certains comme une provocation féministe.
De façon schématique, les autorités peuvent être classifiées en 3 catégories :
-  celles qui interdisent aux femmes de réciter le Kaddich,
-  celles qui le leur permettent dans certaines conditions, et
-  celles qui les y autorisent dans tous les cas.
Nous allons voir qu’aucune réserve inhérente à la Halakha ne s’y oppose.

Ceux qui défendent aux femmes de réciter le Kaddich, à la mort de leurs parents, se fondent sur des considérations halakhiques externes ou sur des considérations sociologiques d’ordre général.

Bien sûr, la Halakha se doit de prendre en compte les données sociologiques, mais celles-ci ne sauraient pour autant l’emporter sur une décision allant clairement dans le sens du droit.

Un responsum allemand du XVe siècle semble indiquer qu’il n’était pas dans l’usage, et dans l’usage seulement, que les femmes récitent le Kaddich des endeuillés.
En outre, certaines réticences à autoriser cette pratique aux femmes sont liées aux conditions sociales du XVIIe siècle qui ne sont donc plus d’actualité aujourd’hui*.
Mais qu’en est-il des femmes dans le milieu juif orthodoxe, courant qui prédomine actuellement en France, notamment au sein des synagogues consistoriales ?

Peuvent-elles dire le kaddich ? Par exemple, si leurs parents n’ont pas eu de fils ou si elles souhaitent s’associer à leur(s) frère(s) afin de réciter cet « hymne » de reconnaissance de Dieu ?

Qui oserait prétendre qu’il s’agit –et pour ces femmes seulement - de choisir entre aimer sa religion et aimer ses parents ! Il n’y a rien de subversif à dire le Kaddich : ces femmes refusent uniquement d’être rejetées … d’en être exclues.

Que nous disent d’ailleurs les partisans de l’interdiction ?

Sur le sujet, le responsum qui a eu le plus de répercussions fut rédigé par le rabbin Yaïr Haïm Bachrach (Allemagne, 1638-1702) qui invoque 3 raisons :

1° Le Kaddich consiste à sanctifier le nom de Dieu, ce qui constitue une mitsva que les femmes ont, elles aussi, l’obligation d’accomplir.

2° Tant que les hommes présents sont assez nombreux pour former un minyan, il n’y a pas lieu de craindre que la récitation du Kaddich par des femmes n’incite le public à les considérer comme pouvant compter pour le quorum requis.

3° Même si, selon la fameuse légende sur Rabbi Akiva et l’orphelin (qui a servi de fondement autorisant les enfants à réciter le Kaddich des endeuillés) l’orphelin était un garçon, beaucoup estiment qu’une fille peut également être considérée comme « apaisant l’âme » de son parent défunt (par la récitation du Kaddich), puisqu’elle aussi incarne sa descendance.

Toutefois, le rabbin Bakhrakh finit par interdire aux femmes de réciter le Kaddich, estimant que permettre cette pratique pouvait jeter un discrédit sur l’observance des coutumes.

En effet, estime-t-il, cela peut laisser penser que tout un chacun est habilité à modifier ou à instaurer de nouvelles coutumes sur la base de ses propres raisonnements, au risque de faire apparaître les paroles des Anciens comme insensées ou ridicules.
Son opposition à la récitation du Kaddich par les femmes, du seul fait qu’elle consisterait en l’invention d’une nouvelle coutume, a de quoi surprendre quand on sait que la récitation elle-même du Kaddich par des endeuillés est une pratique qui surgit en France et en Allemagne entre le XIe et le XIIIe siècle, et que toute coutume, par définition, naît au sein du peuple et non sous l’impulsion de rabbins.

Curieusement, ce responsum fut pourtant souvent cité et approuvé, puis réitéré par des rabbins modernes tels que Haïm Hizkia Medini (Israël, 1832-1904) et Ben Tsion Ouziel (Israël, 1880-1953).

Un certain nombre de rabbins se sont opposés à cette pratique pour d’autres raisons.
Ainsi le rabbin Chimôn Frankfurter (Amsterdam, mort en 1712) dresse une longue liste de justifications de la prohibition :

-  l’atteinte à la dignité communautaire,
-  le risque qu’une voix féminine, considérée comme « nudité », puisse susciter des pensées lascives, etc.
-  En outre, à cette époque, un endeuillé avait l’habitude de réciter le Kaddich, et de poursuivre avec le Barekhou qui est une invitation à la prière faite par l’officiant.

Car S.Frankfurter s’opposait à ce qu’une femme s’introduise dans la section de la synagogue réservée aux hommes pour y réciter le Kaddich et en vienne à se substituer à l’officiant, en énonçant cette invitation du « Barekhou ».

Le rabbin Yehezkel Katznelenbogen (Lettonie, 1670-1749) s’oppose purement et simplement à cette pratique sans même fournir d’explications.
Le rabbin Zalman Margaliot (Ukraine, 1760-1828) l’interdit lui aussi, car il juge indécent qu’une femme récite une prière, et que des hommes y répondent, en disant « amèn ».
Il suggère que la fille du défunt vienne régulièrement à la synagogue et réponde, elle, « amèn » avec toute l’attention requise, de sorte que Dieu considèrera cela comme si elle avait récité le Kaddich.

Enfin, le rabbin Abraham Benyamin Zilberberg (Pologne, USA, XXe s.) évoque 4 raisons :

1° Il craint que l’on en vienne à penser que les femmes puissent compter dans le minyan pour le Kaddich et pour le Barekhou.
2° Il n’a jamais entendu parler d’une telle coutume en Pologne.
3° Toutes les autorités citées dans le Sedé hemed (de Haïm Hizkia Medini) s’accordent à penser que c’est interdit.
4° D’après la légende de rabbi Akiva et d’autres sources talmudiques, il ressort que seul un fils octroie par sa récitation un mérite à son parent décédé.

Toutes ces justifications invoquées semblent dont comporter un caractère plutôt arbitraire et conjoncturel. Elles ne résistent pas à un examen rigoureux.

L’atteinte à la dignité communautaire, par exemple, est un argument qui a été invoqué dans les sources talmudiques pour s’opposer à la lecture de la Tora par des femmes, et non à la récitation publique d’une prière.

Et comme le montre l’argumentation du rabbin Bakhrakh, ce n’est pas parce qu’une femme récite le Kaddich, qu’elle serait nécessairement comptée dans le minyan.
Par ailleurs, le fait que cette coutume n’ait pas été pratiquée par les femmes en Pologne ne constitue pas un motif suffisant pour la rejeter.
Or la plupart des autorités tardives se contentent de citer le responsum du rabbin Bakhrakh, sans se pencher eux-mêmes sur les arguments.
Il apparaît donc que les partisans de l’interdiction se fondent sur des incidences sociologiques présumées, tout en reconnaissant que, sur le plan purement halakhique, rien ne s’oppose à ce qu’une femme récite le Kaddich.

Plusieurs autorités permettent aux femmes de réciter le Kaddich dans certaines circonstances :

Le rabbin Yaâkov Reicher (Allemagne, 1670-1733) a autorisé une petite fille âgée de 4 ans à réciter le Kaddich pour son père, dans un minyan réuni au domicile familial, préférant cette solution à celle de faire dire le Kaddich par le grand-père, pour son fils. Il a cependant interdit à la fillette de le faire à la synagogue, mais sans fournir d’explication. Peut-être pensait-il lui aussi qu’une fille ne pouvait réciter le Kaddich dans la section des hommes. En revanche, il insiste sur le fait qu’une fille est en mesure d’apaiser l’âme de son père, au même titre qu’un fils.

Les rabbins Abraham Yitshak Glick (Hongrie, 1814-1909) et Haïm David Halevi (Israël, XXe s.) se rangent tous deux à son opinion.
Le rabbin Elâzar Flikeles (Prague, 1754-1826) cite en l’approuvant une coutume ancienne de Prague, selon laquelle des petites filles âgées de cinq et six ans se plaçaient dans le vestibule de la synagogue pour réciter le Kaddich, après la lecture des psaumes.

En revanche, il n’a jamais vu de femmes ou de filles réciter le Kaddich dans la section des hommes, ce à quoi il s’oppose au nom du Zohar : « une femme dans la maison de Dieu est comme une idole placée là » ! Ainsi ne voit-il rien de foncièrement mauvais à ce que les femmes récitent le Kaddich, à condition qu’elles ne le fassent pas dans la partie de la synagogue réservée aux hommes.

Le rabbin Yehiel Michal Tukechinsky (Israël, XXe s.) cite diverses coutumes relatives à la récitation du Kaddich par des fillettes, et leur accorde son aval.
Toutefois, il s’oppose radicalement à ce que cela s’applique aux filles âgées de douze ans et plus, mais sans étayer son point de vue.
Ainsi ces autorités reconnaissent-elles que rien ne s’oppose fondamentalement à ce qu’une fille récite le Kaddich pour son père, mais certaines l’interdisent dans les synagogues et d’autres la limitent aux filles de moins de douze ans.

Alors, quelles sont les autorités qui permettent aux femmes de réciter le Kaddich ? Trois rabbins européens estiment pour leur part que les filles et épouses du défunt ont le droit de dire le Kaddich :

-  Eliezer Zalman Grayevsky (Europe de l’est, Angleterre, Israël, 1843-1899),
-  Joseph Eliyahou Henkin (Europe de l’est, New York, 1880-1973) et
-  Isaac Klein (Russie, USA, 1880-1973).
Plutôt que de dresser ici la liste de leurs argumentations respectives, nous avons regroupé ici 6 d’entre elles :

1° Le but principal du Kaddich est de sanctifier le nom de Dieu en public, selon le verset « Je serai sanctifié du sein des enfants d’Israël » (Lv 22:32) : sachant que ce commandement est considéré comme devant être également appliqué par les femmes, comment peut-on interdire à ces dernières de réciter le Kaddich ?

2° En récitant le Kaddich, l’enfant - garçon ou fille - accomplit le précepte d’honorer son parent, car il exprime sa détermination à s’inscrire dans la filiation spirituelle de sa famille, et par là, contribue au mérite du défunt et au pardon de ses péchés.

3° Le Kaddich des endeuillés n’est pas un devoir qui se suffit à lui-même : il symbolise l’accomplissement par l’enfant de toutes les autres mitsvot. Tout comme un fils, une fille exprime, en récitant le Kaddich, sa fidélité au devoir d’accomplir l’ensemble des commandements dont elle a, elle aussi, l’obligation.

4° La légende de Rabbi Akiva et de l’orphelin ne doit pas être prise dans un sens trop littéral.
Certes, elle met en scène un garçon qui a perdu son père, mais n’entend pas exclure les filles pour autant. Bien au contraire, une fille faisant, elle aussi, partie de la descendance du défunt, est à même de procurer l’apaisement de l’âme de son parent quand elle récite le Kaddich après leur décès.

5° Sachant qu’il est permis à un étranger inconnu du défunt de réciter le Kaddich pour lui, comment pourrait-on empêcher l’orpheline de sanctifier le nom de Dieu en l’honneur de son père ou de sa mère ?

6° Dans une proportion très large de synagogues à travers le monde, les femmes et les filles récitent le Kaddich des endeuillés.
Ces communautés se réfèrent à ces 2 principes talmudiques :
- « Les actes parlent mieux que les mots », et
- « Sortez et observez ce que font les gens »
Ainsi, cette coutume très répandue, associée à toutes les raisons évoquées ci-dessus, indique-t-elle clairement que les femmes peuvent réciter le Kaddich des endeuillés.
Par exemple, l’épouse du rabbin Menachem Mendel Auerbach, membre du Tribunal Rabbinique (Beth din) orthodoxe de Boston récita le kaddich chez elle et à la synagogue à la mort de son époux …en 1952 !

D’autres rabbins, enfin, comme Joseph Eliyahou Henkin (1880-1973) et son petit fils Yehouda ou le rabbin et leader Joseph Baer Soloveitchik (1903-1993), autorisent pleinement les femmes à dire le kaddich, à la synagogue, toujours dans l’espace qui leur est réservé.

Elles le récitent, bien évidemment, en présence du minyan, « qu’il y ait ou non un homme qui disent le kaddich avec elle »[5]. Ce dernier point est important, car s’il n’y a pas d’homme endeuillé, le kaddich des orphelins est dit uniquement par la femme, et le minyan et la communauté (kahal) lui répondent alors « amen ».
L’écrivain Léon Wieseltier, dans son très beau livre « Kaddich » relate l’émotion extraordinaire d’une de ses amies lorsqu’elle apprit que, contrairement à ce qu’elle avait pensé et vécu comme une souffrance durant de longs mois, les femmes pouvaient dire le kaddich[6].

Cette émotion est à l’évidence partagée … comme en témoigne le nombre croissant de femmes déterminées à faire entendre leur voix ; y compris et surtout à ce moment si particulier de leurs vies.

Concluons par les paroles profondes d’Henrietta Szold, fondatrice de l’association caritative Hadassah et première femme directrice du mouvement de l’Aliyah des Jeunes. Elle-même l’aînée de 8 filles… En 1916, sa mère mourut et un ami de la famille, nommé Haïm Peretz, se proposa de réciter le Kaddich pour sa maman : elle lui expliqua que son offre dépassait les simples remerciements puisque jamais elle n’oublierait cela !
Et la jeune fille déclina aussitôt sa proposition dans une lettre émouvante :
« Je connais bien et je comprends ce que vous dites à propos de la coutume juive qui m’est très chère et sacrée. Et cependant, je ne puis vous confier de réciter le Kaddich pour ma mère. À mon sens, le Kaddich équivaut, de la part du survivant, à une manifestation publique et marquée de son souhait et de son intention d’assumer le lien qu’avait son père ou sa mère avec la communauté, de sorte que la chaîne de la tradition demeure intacte de génération en génération, chacun venant y ajouter son propre maillon…
Vous pouvez faire cela pour les générations de votre famille, mais pour ma part, j’ai à l’accomplir pour la mienne... Je crois que l’élimination des femmes pour de tels devoirs n’a jamais été voulue par notre Loi et par nos coutumes : les femmes étaient dispensées des devoirs positifs quand elles ne POUVAIENT pas les remplir et non quand elles le pouvaient !
L’intention n’a jamais été que l’accomplissement de ces devoirs par les femmes n’aient pas autant de prix et de valeur que pour quelqu’un du sexe mâle le fait. Et je suis certaine que cela est particulièrement vrai du Kaddich » .
Et Henrietta Szold récita donc le Kaddich pour ses parents.

Source : https://www.massorti.com/Les-femmes-peuvent-elles-reciter

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J’approuve totalement son point de vue.

Sans pour autant m’identifier aux Yentl de nos temps modernes, telles Delphine Horvilleur lors du décès de Marceline Loridan Ivans (qui n’avait pas eu d’enfants) ou encore Anne Sinclair qui a récité le Kaddich , accompagnée de sa mère pour (je cite) « remplir le devoir du fils que son père n’a pas eu » … mais aussi Tsvia Walden qui a tenu à dire elle-même le Kaddich pour son père, Shimon Peres.

Tout comme elles, j’estime que j’ai eu raison de le faire et j’en ai surtout éprouvé spontanément le besoin intrinsèque ; considérant que mon mari, mon oncle et mon beau-frère (ayant tous 3 malheureusement subi la perte de leurs 2 parents) avaient déjà récité Kaddich 2 années durant … marquant un deuil successif à 2 reprises déjà !
Car si l’on empêche une fille de dire le Kaddish pour son parent, c’est qu’on en a pas compris tout le sens … Le Kaddich n’est PAS une obligation LIEE AU SEXE. C’est une obligation LIEE A LA DESCENDANCE.

Il ne s’agit pas d’HOMMES mais de FILS. Non pas de FEMMES mais de FILLES.
Je veux vous raconter comment j’ai assisté à plusieurs offices consistoriaux, aussi embarassée que déterminée, en me cachant dans mon foulard pour dire Kaddich. Si je n’y étais pas vraiment « mal venue » … ma présence semblait représenter un véritable défi et rares sont les personnes venues me présenter d’élémentaires condoléances !

Etait-ce de ma part un geste de contestation ? Je n’étais ABSOLUMENT PAS venue exprimer une critique, mais pleurer mon père. Et prier pour l’élévation de son âme…
Tout le long de cette année, tout en préservant le lien familial que nous avons avec la synagogue de Chasseloup Laubat depuis notre enfance … j’ai fréquenté plus assidûment l’office Massorti-Est DorVaDor chez le rabbin Dalsace ; où je me suis aussitôt sentie parfaitement respectée dans mon deuil et à mon aise pour agir conformément à la Halakha.

Que toutes celles et ceux qui m’ont soutenue dans cette démarche en soient ici profondément remerciés !

לעילוי נשמת
אליהו בן בצלאל וקיילע

Que nos prières puissent te mener au repos éternel mon Papa !

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Dans 3 des 4 courants qui composent le judaïsme actuel (massorti ou conservative, libéral ou réformé et reconstructioniste), se déroulent généralement des offices égalitaires où les femmes sont comptées avec les hommes pour le minyan. Elles peuvent y dire kaddich pour leurs parents, leur conjoint ou tout être qui est leur est cher[1].

NOTES

[1]Voir Wittenberg (Jonathan), Epître de la vie (traduction Rivon Krygier), édition In Press, Paris, 2002, p 83-106.
[2] Sur la force du « amen » et de la phrase citée voir traités Sotah 49a et Shabbat 119b du Talmud de Babylone.
[3] Millen (Rochelle L) « The female voice of Kaddich » dans Jewish Legal Writting by Women sous la direction de Micah D. Halpern et Chana Safrai, Urim Publications, Jerusalem, 1998, p 179.
[4] Bebe (Pauline), Dictionnaire des femmes et du judaïsme, Calmann Lévy, Paris, 2001 page 178.
[5]Gaims-Speigel (Barbara), « Women and Kaddish »,dans The Orthodox Jewish Woman and Ritual, Jofa, New York, 2000, p 10
[6] Wieseltier (Léon), Kaddich, Calmann Lévy, Paris, 2000 maintenant disponible en Livre de Poche, p 188-202

Décision Bet Hillel

Beit Hillel – la maison de Hillel, du nom du rabbin qui fonda cette école de pensée du judaïsme en opposition avec le Beit Shammaï :
« Aux États-Unis, c’est courant, explique le directeur général du Beit Hillel, le rabbin Ronen Neuwirth, mais en Israël, si une femme veut réciter le Kaddish, on essaiera de la faire taire. Nous voulons que cela devienne commun dans chaque communauté qui serait prête à le faire, en particulier dans les cas où une femme n’a pas de frères. Je sais très bien que nous serons critiqués, mais nous nous fondons sur la Halakha ».
Au terme de plusieurs mois d’étude, les 170 membres de cette organisation juive orthodoxe, aussi bien des hommes que des femmes, ont décidé de briser ce sujet tabou au sein du Judaïsme depuis plusieurs centaines d’années. Selon eux, une femme peut dire Kaddish lors d’un enterrement devant n’importe quel groupe d’hommes de plus de 13 ans.
Dans un document, ils expliquent qu’une orpheline peut réciter cette prière même si elle n’est pas seule.
Mais ils tempèrent : « cela serait plus approprié si l’un des hommes présents pouvait se joindre à la lecture du Kaddish même s’il n’est pas obligé de le faire ».
http://israelmagazine.co.il/israel-les-femmes-qualifiees-a-dire-le-kaddish/

Kaddish des filles endeuillées et sur la question du minyan :
http://www.leava.fr/questions-reponses/divers/12274_question-pinhas.php
- Autre texte qui décrete : "Il est certain qu’il n’y a pas la moindre possibilité de laisser des filles dire le Kaddich en présence de 10 femmes juives, car le Kaddich fait partie des choses sacrées qui ne peuvent être dites qu’en présence de 10 hommes juifs, comme « Baréh’ou »" http://halachayomit.co.il/fr/default.aspx?HalachaID=1312
- Texte Massorti et celui de Sonia Sara Lipsyc qui récapitule les interdits/tolérances/autorisations : http://judaismes.canalblog.com/archives/2012/12/01/25718653.html
- Rahel Berkovitz : « amirat-kaddish-yatom-al-yedei-habat »
https://www.amazon.com/Daughters-Recitation-Mourners-Kaddish-Learn/dp/0578093081/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1326366589&sr=8-1
Elmad : Women and The Evolution of Halakha : Kaddish, Minyan and Rabbinic Ordination https://elmad.pardes.org/author/rahel_berkovits/page/2/

VIDEO - https://www.youtube.com/watch?v=hm_9P-DYmNw

- http://www.torah-box.com/halakha-time/ma-fille-pourra-t-elle-faire-le-kaddich-pour-moi_11929.html

Interprétation exceptionnelle du Kaddish par Ofra Haza – à découvrir https://www.youtube.com/watch?v=5hQ0OkcLKuE
Sources halakhiques sur la montée des femmes à la Torah
https://drive.google.com/file/d/0Bx-FMSV7nJymdWZzRzVyazhOTmFET2Q5YnBZQlNObGVZeWpN/view?fbclid=IwAR3zQ4487CYOeC0KNnWwQscU1m5SneQrKMUoMUqQ6AhafGsjVes0PhSoFFg

לעילוי נשמת
אליהו בן בצלאל וקיילע