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Non à la tuerie d’éléphants !

J’ai toujours été fasciné par les éléphants. C’est à mes yeux un animal d’une grande noblesse et certainement une des créatures les plus étonnantes que la création nous offre de découvrir.

Hélas, la bêtise et la méchanceté humaine sont en train d’exterminer cette espèce.
L’homme reste en effet le seul prédateur réel de l’éléphant.

La population des éléphants africains et asiatiques a été décimée, passant de plusieurs millions d’individus au début des années 1970 à quelques centaines de milliers 30 ans plus tard. Si bien qu’en 1989, on interdit le commerce de l’ivoire. Les éléphants sont désormais considérés comme des espèces protégées et la chasse aux éléphants est très réglementée.

Le braconnage s’intensifie malheureusement chaque année. En 2011, entre 25 000 et 30 000 éléphants ont été abattus sauvagement afin de récupérer leurs défenses et alimenter les commerces illégaux.

L’éléphant des forêts africaines est menacé d’extinction d’ici 2025.

Dans son magnifique roman, Les racines du ciel (prix Goncourt 1956), Romain Gary raconte la lutte pour essayer de mettre fin à ce massacre. Il utilise le massacre des éléphants comme un écho au massacre exterminateur de son propre peuple : le peuple juif (véritable racines du ciel) une décennie plus tôt.

Donald Trump, dont le fils est un chasseur de gros gibier qui aime à se faire photographier devant le cadavre de ses victimes, a voulu autoriser à nouveau l’importation sur le territoire américain de trophées de chasse à l’éléphant. Face à la pression extérieure et au scandale, il vient de faire demi-tour.

Donald Trump a annoncé sur son compte Twitter, vendredi 17 novembre en début de soirée, qu’il gelait jusqu’à nouvel ordre la décision publiée le jour même sur le Federal Register, l’équivalent américain du Journal officiel, d’autoriser à nouveau l’importation de trophées de chasse à l’éléphant tué au Zimbabwe. Barack Obama l’avait interdit.

Au sein du Parti républicain, des voix commençaient déjà à s’ajouter à celles d’organisations de protection de l’environnement. Circonstance aggravante, la levée de cette interdiction avait été annoncée par le Safari Club International Foundation, qui défend ce type de chasse, avant même que l’administration concernée qui s’occupe de la gestion et la préservation de la faune, l’U.S. Fish and Wildlife Service (USFWS), ne l’officialise. La National Rifle Association (NRA) – le lobby américain pro-armes à feu –, s’en était bruyamment félicitée.

Cette affaire montre deux choses : le caractère pour le moins inconstant du président américain, mais surtout, l’efficacité d’une campagne de signatures et de protestation dans l’opinion publique. Je vous invite donc à aller signer la pétition suivante demandant que les Etats-Unis ne reviennent pas sur leur décision. face à de tels phénomènes, il ne faut surtout pas que la pression se relâche.

https://secure.avaaz.org/campaign/fr/trump_vs_elephants/?kqgnAdb

Yeshaya Dalsace